Des marchands de crème glacée dénoncent leur éventuel déguerpissement de Champs-de-Mars

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Des marchands de crème glacée sont montés au créneau pour dénoncer dans les médias la mairie de Port-au-Prince qui, selon eux, leur exige de quitter l’espace de la grande place publique de Champ-de-Mars d’ici dimanche 29 mai.

Il n’y a cependant aucun communiqué ou note de presse qui confirme pour l’instant que la mairie de Port-au-Prince a demandé à ces marchands pour qu’ils se retirent eux et leur mobile de glace dans l’air du Champ-de-Mars.

“Mercredi 25 mai, plusieurs agents de la mairie ont patrouillé dans les rues de la grande place prenant la photo de nos mobiles et nous ordonnent de quitter l’espace dimanche prochain,” indique Eliette Phanor, une marchande de crème glacée et de boissons gazeuses, lors d’une conférence ce 26 mai.

“Si le magistrat de Port-au-Prince Luckson Janvier veut nous chasser, alors il doit aménager un autre espace pour nous,” ajoute Phanor.

Ils sont au moins une cinquantaine de marchands regroupés au sein de l’Association des Marchands de crème glacée de Champ-de-Mars à s’en prendre au magistrat Janvier, disent-ils. Certains d’entre eux font ce business sur la grande place publique pendant environ plus de huit ans.

“Nous avons que le Champ-de-Mars pour faire fonctionner nos business,” dit Jeanine Hyppolite également marchande de glace. “Nous avons effectué des prêts auprès des banques financières que nous devons payer à travers la vente des crèmes glacées.”

Ces marchands, manifestants, croient qu’il y a des besoins plus urgents que le maire Janvier devrait prendre en main, affirment-ils, comme l’insécurité à Martissant et au bas du Centre ville que de leur rendre la vie impossible.

“Cela va faire plus d’un an depuis que j’ai laissé ma maison à Martissant et ne plus mettre les pieds au marché de la Croix-des-Bossal à cause les gangs armés”, déclare Phanor soulignant que Champ-de-mars reste son unique refuge pour subvenir aux besoins de ses enfants.

“Le magistrat devrait réfléchir sur sa décision de nous déguerpir”, a lâché Roger Jean Dumond, un marchand d’alcool et de boissons gazeuses aussi, qui reconnaît toutefois que Champ-de-mars n’est pas un lieu de commerce mais, selon lui, la situation sécuritaire du pays l’oblige et que le maire doit comprendre cette situation.

Haïti Post

Ashley JEAN BAPTISTE
Je suis Ashley JEAN BAPTISTE, avocat du barreau de Mirebalais, licencié en Sciences de l'Education et copropriétaire de l'agence de presse en ligne Haïti Post